fbpx

photo : Aqualonis

Connaissez-vous « l’attrape-brouillard » ou « CloudFisher » ? Il s’agit d’un dispositif de récolte inspiré de la nature qui permet de récolter l’eau du brouillard. A une époque où un tiers de la population n’a pas toujours accès à l’eau potable, cette méthode a tout d’une solution ingénieuse.

Les bons endroits

Les lieux les plus propices à l’installation du dispositif sont les montagnes côtières entre 400 et 1000 mètres d’altitude, là où le brouillard est très chargé en humidité. Ces filets ont vu le jour une première fois au Chili il y a 20 ans environ. Ce sont ensuite le Pérou, les Iles Canaries et finalement le Maroc qui se sont laissés convaincre par la méthode ; leur situation géographique étant idéal. C’est d’ailleurs au Maroc que se trouve le plus grand site de collecte avec 31 filets, pouvant approvisionner plus de 1’600 personnes. C’est également là-bas que le projet a gagné le prix « Momentum for change » des Nations unies, lors de la COP22.

Les araignées comme modèle

La technique s’inspire en effet des toiles d’araignées qui réunissent gouttelettes de rosée et condensation. Le MIT s’est penché sur le projet et a pensé un processus capable de collecter 250 litres d’eau par jour grâce à un maillage plus important.

Qui est derrière l’invention ?

Résultat de recherche d'images pour "cloud fisher""

photo : disup

Cette méthode ne date pas d’hier puisqu’elle est connue depuis des siècles. Le procédé a néanmoins été remis au gout du jour par Aqualonis, licence de Water Foundation et qui est basé à Munich.

Comment ça marche ?

La technique est simple. Premièrement des filets sont placés perpendiculairement au vent des crêtes exposées. La structure en maille permet la condensation de la brume. Les gouttelettes s’accumulent avant de tomber dans les gouttières qui alimentent un réservoir. Finalement, l’eau est acheminée par pompage ou par écoulement gravitaire.

Une solution innovante

En plus d’économiser les forces des villageois qui souvent parcourent un grand nombre de kilomètres pour puiser de l’eau, cette technique permet également de préserver les nappes phréatiques trop sollicitées. La technique est de plus facile à installer, ne requiert ni énergie ni maintenance et permet ainsi de fournir en eau les agriculteurs.

Références : Aqualonis Décisions durables